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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 08:08

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Antoine de saint-exupery

Publié en 1943, ce conte d'Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) est un grand classique qui se transmet de génénations en générations. Cette histoire nous invite à retrouver notre âme d'enfant.

Ce livre me tient particulièrement à coeur car Bruno et Florence (un couple tout à fait charmant qui nous a suivi et aidé lors de la préparation de notre mariage en 1992) ont lu un extrait lors de la cérémonie à l'église. Il s'agissait du passage sur le renard apprivoisé.

 

petitprince et le renard



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Voici un extrait pour le plaisir :

 

"J’appris bien vite à mieux connaître cette fleur. Il y avait toujours eu, sur la planète du petit prince, des fleurs très simples, ornées d’un seul rang de pétales, et qui ne tenaient point de place, et qui ne dérangeaient personne. Elles apparaissaient un matin dans l’herbe, et puis elles s’éteignaient le soir. Mais celle-là avait germé un jour, d’une graine apportée d’on ne sait où, et le petit prince avait surveillé de très près cette brindille qui ne ressemblait pas aux autres brindilles. Ça pouvait être un nouveau genre de baobab. Mais l’arbuste cessa vite de croître, et commença de préparer une fleur. Le petit prince, qui assistait à l’installation d’un bouton énorme, sentait bien qu’il en sortirait une apparition miraculeuse, mais la fleur n’en finissait pas de se préparer à être belle, à l’abri de sa chambre verte. Elle choisissait avec soin ses couleurs. Elle s’habillait lentement, elle ajustait un à un ses pétales. Elle ne voulait pas sortir toute fripée comme les coquelicots. Elle ne voulait apparaître que dans le plein rayonnement de sa beauté. Eh ! oui. Elle était très coquette ! Sa toilette mystérieuse avait donc duré des jours et des jours. Et puis voici qu’un matin, justement à l’heure du lever du soleil, elle s’était montrée.

Et elle, qui avait travaillé avec tant de précision, dit en bâillant :

« Ah ! Je me réveille à peine… Je vous demande pardon… Je suis encore toute décoiffée… »

Le petit prince, alors, ne put contenir son admiration :

« Que vous êtes belle !

— N’est-ce pas, répondit doucement la fleur. Et je suis née en même temps que le soleil… »

Le petit prince devina bien qu’elle n’était pas trop modeste, mais elle était si émouvante !

« C’est l’heure, je crois, du petit déjeuner, avait-elle bientôt ajouté, auriez-vous la bonté de penser à moi…

Et le petit prince, tout confus, ayant été chercher un arrosoir d’eau fraîche, avait servi la fleur."  Saint-Exupéry

 

 

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antoine-de-saint-exupery

 


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antoine de saint-exupery tmonument

 

J'ai reproduit deux illustrations en window color pour en décorer une vitre et le miroir de la salle de bain. Ainsi tous les jours, le petit prince accompagne mes pensées dès le matin.


petit prince

petit prince1

 

bonne journée ciel bleu

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Published by June et Poline - dans livres
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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 07:01

"La civilisation n'est plus cette fleur fragile qu'on préservait, qu'on développait à grand-peine dans quelques coins abrités d'un terroir riche en espèces rustiques, menaçantes sans doute par leur vivacité, mais qui permettaient aussi de varier et de revigorer les semis.
L'humanité s'installe dans la monoculture ; elle s'apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera que ce plat."
Extrait de Tristes tropiques, C.Lévi-Strauss

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"D'ailleurs, je n'attendais nullement qu'il mette son bras autour de mes épaules, en me jetant un de ces "ça va?" qui permettent aux gens de se désintéresser de vous en deux mots et de vaquer à eux-mêmes."
Extrait de Gros-Câlin, Romain Gary

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"Inutile, la joliesse masculine. Ce qui constitue la séduction d'un homme, ce n'est pas qu'il soit beau, mais qu'il convainque une femme qu'elle est belle auprès de lui."
Extrait de La rêveuse d'Ostende, E.E.Schmitt

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"Ce que j'aime dans ton corps, conclut-elle, c'est que tu sois dedans."
Extrait de Un jour viendra où vous n'aimerez plus qu'elle, J.M.Chevrier

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"Sans doute que les Français, extrêmement décriés chez leurs voisins, enferment quelques fous dans une maison, pour persuader que ceux qui sont dehors ne le sont pas."
Extrait des Lettres persannes, Montesquieu


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Published by June et Poline - dans livres
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 08:31
Je note les phrases ou tournures qui me plaisent dans les livres que je lis. En voici un petit florilège.

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"... les feuilles des arbres ne sont pas seulement des mains qui applaudissent à l'occasion le nom de Dieu mais des oreilles qui savent percevoir les secrets du monde et celui des poètes."

"Au début était la Poussière [...] nuée de pollens inféconds. Avez-vous jamais regardé avec attention un faisceau de poussière frisonner dans les rais du soleil sans que vous vienne d'emblée à l'esprit l'image d'un ange en gestation, s'efforçant de rassembler ses membres encore informes."
Extraits de "la poussière du monde" de Jacques Lacarièrre

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"Chacun doit laisser quelque chose derrière lui quand il meurt, disait mon grand-père. Un enfant ou un livre, un tableau, une maison, un mur ou une paire de souliers. Ou encore un jardin semé de fleurs. Quelque chose que votre main a touché et vers quoi s'en ira votre âme à l'instant de la mort ; et quand les gens regardent cet arbre ou cette fleur que vous avez plantés, vous êtes là, sous leurs yeux. Peu importe ce que tu fais, disait-il, pourvu qu'en la touchant tu transformes une chose qui, de ce qu'elle était, devient à ta ressemblance, quand tes mains s'écartent d'elle."
Extrait de "Fahrenheit 541" de R. Bradbury

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"Les fleurs sont une offrande humaine naturelle, symbole de notre condition éphémère..."
Extrait de "England, England" de Julian Barnes

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"La beauté change vite. La vraie jeunesse, celle où le corps, plein de sève toute neuve, se rassemble dans sa svelte fierté et semble à la fois craindre et appeler l'amour, ce moment-là ne dure guère que quelques mois. Sans parler même des déformations de la maternité, la fatigue du désir et de la fièvre de la passion qui détendent rapidement les tissus et relâchent les lignes. La jeune fille devient une femme : c'est une autre sorte de beauté, admirable encore, mais cependant moins pure..."
Extrait de "Une femme" De A. Delbée

A suivre...
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 08:31
le club des incorrigibles optimistes
C'est par le bouche à oreille que j'ai entendu parlé de ce livre. On en a dit du bien sans en faire des tonnes non plus,  il a reçu le Goncourt des Lycéens, bref un concours de circonstances suffisamment intéressantes pour que j'y plonge le nez.
Et je suis ravie! C'est un roman dense, divers destins se croisent et permettent d'aborder plusieurs sujets (Guerre d'Algérie, guerre froide, tourments d'ados entre autres), bref la France dans les années 50-60. Les personnages sont attachants et il n'y a aucune longueur dans la narration. Un livre agréable à lire et qui est une bonne idée de cadeau passe-partout.


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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 22:15
Le Tao-tö king (le livre de la voie et de la vertue) est le texte fondateur du taoïsme. "Il y avait quelque chose d'indéterminé avant la naissance de l'univers. Ce quelque chose est muet et vide. Il est indépendant et inaltérable. Il circule partout sans se lasser jamais. Il doit être la Mère de l'univers. Ne connaissant pas son nom, je le dénomme Tao."
"Mes principes sont très faciles à comprendre, ils enseignent le devoir d'appliquer d'abord à soi-même les règles qu'on voudrait voir appliquées par autrui, c'est-à-dire apprendre à se connaître, à se maîtriser."
Lao-tseu

Extraits :

"Les paroles vraies ne sont pas agréables ;
les paroles agréables ne sont pas vraies.
Un homme de bien n'est pas un discoureur ;
un discoureur n'est pas un homme de bien.
L'intelligence n'est pas l'érudition ;
l'érudition n'est pas l'intelligence.

Le saint se garde d'amasser ;
en se dévouant à autrui, il s'enrichit,
après avoir tout donné, il possède encore davantage.

La voie du ciel porte avantage sans nuire ;
la vertu du saint agit sans rien réclamer."




"Les hommes en naissant sont tendres et frêles,
La mort les rend durs et rigide ;
En naissant les herbes et les arbres sont tendres et fragiles,
la mort les rend désséchés et amaigris.

Le dur et le rigide conduisent à la mort ;
le souple et le faible conduisent à la vie.

Forte armée ne vaincra ;
grand arbre fléchira.

La dureté et la rigidité sont inférieures ;
la souplesse et le faiblesse sont supérieures."




"La bonté suprême est comme l'eau
qui favorise tout et ne rivalise avec rien.
En occupant la position dédaignée de tout humain,
elle est tout proche du Tao.

Sa position est favorable.
Son coeur est profond.
Son don est généreux.
Sa parole est fidèle.
Son gouvernement est en ordre parfait.
Elle remplit sa tâche.
Elle agit à propos.

En ne rivalisant avec personne,
elle est irréprochable."

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 21:07

J'avais adoré le livre, et voilà que je tombe par hasard sur la bande dessinée inspirée du livre "Neverwhere" de Neil Gaiman. La BD est vraiment très bien, j'aime beaucoup les illustrations, l'ambiance et l'histoire ne perd pas de son intérêt.


 

Résumé:

"Richard Mayhew est un jeune homme très ordinaire, avec un emploi sans éclat et un destin parfaitement banal. Jusqu'au jour où il accomplit un geste insolite : il s'arrête pour porter secours à une jeune femme blessée dans une rue de Londres. C'est alors que sa vie perd à jamais toute insignifiance. La jeune femme, nommée Porte, vient de Londres d'En Bas, métropole dangereuse et fantastique située dans les entrailles de la capitale, à l'insu du monde de la surface. Attiré dans cette contrée de l'étrange, Richard découvre plus tard que Londres d'En Haut l'a oublié. Comme s'il n'avais jamais existé, Richard doit désormais se garder des tueurs à gages Croup et Vandemar, franchir le Pont de la Nuit, survivre à une épreuve rituelle qui pourrait lui coûter sa raison, et combattre la hideuse Bête de Londres, tout cela pour retrouver son ancienne vie. La clé du mystère est l'Ange Islington et le secret qu'il cache de toute éternité dans les profondeurs de Down Street. Un secret qui pourrait causer la perte de Richard, de Porte et de Londres d'En Bas."


Je vous conseille aussi vivement de vous plonger dans deux autres livres de Neil Gaiman "Coraline" et "de bons présages".




 

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 17:21
L'autre jour nous avons appris à vivre heureux, découvrons à présent comment apaiser son âme.

Extraits :

"Avant tout il faut apprécier nos forces, parce que très souvent nous pensons pouvoir aller au-delà de ce dont nous sommes capables. L'un se perd par trop de confiance en son éloquence ; un autre impose à son patrimoine des dépenses qui en excèdent les ressources ; un troisième exténue son corps fragile sous le poids de fonctions pénibles."

"Il faut ensuite juger les affaires que nous voulons entreprendre et comparer nos forces avec nos projets ; car la puissance d'action doit toujours l'emporter sur la force de résistance ; tout fardeau, trop fort pour celui qui le porte, finit nécessairement par l'accabler."

"Toutefois, il n'est rien qui puisse donner plus de contentement à l'âme qu'une amitié tendre et fidèle."

"Evitons surtout les gens moroses qui se chagrinent de tout, et pour qui tout est un sujet de plainte."

"En réfléchissant d'abord combien le chagrin de n'avoir pas est plus léger que celui de perdre ce que l'on a, nous comprendrons que les tourments de la pauvreté sont d'autant moindres, qu'elle a moins à perdre."

"[...] recherchons en toutes choses l'utilité, et non point l'éclat extérieur."

"Il est une autre source assez féconde d'inquiétudes et de soins, c'est de contrefaire, de ne jamais montrer un visage naturel, comme nous voyons maintes gens dont toute la vie n'est que feinte et dissimulation."

"Il est bon de se retirer souvent en soi-même [...]."

"Il faut donner du relâche à l'esprit [...] De la trop grande continuité de travaux naissent l'épuisement et la langueur."

Pour en savoir plus, ou si les extraits vous ont donné envie de combler le texte entre les citations, je vous conseille l'édition Librio qui ne coûte que 2€ et qui réunit "de la vie heureuse" et "de la tranquilité de l'âme".
 
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 16:43
On trouve facilement ce texte dans les éditions de poche, donc ne nous privons pas. Acquérir un peu de sagesse ne peut pas nous faire de mal ! Ce texte de Sénèque date du 1er siècle après J-C et pourtant il reste toujours d'actualité. C'est sans doute parce que c'est plus simple à dire qu'à faire, toujours est-il que c'est une aspiration propre à l'homme et qui traverse les siècles et les époques.
Voilà comment avoir une vie heureuse, selon Sénèque.

Extraits :

"La source de nos plus grands embarras, c'est l'habitude où nous sommes de nous façonner au gré de l'opinion, [...]ce n'est point là une vie raisonnable, mais une vie d'imitation."

"Le monde ne va pas si bien que ce qui vaut le mieux plaise au plus grand nombre,[...].Examinons quel est le meilleur des actes, et non le plus ordinaire."

"La vie heureuse est donc celle qui s'accorde avec sa nature."

"Il faut donc s'élancer vers la liberté; on ne la trouve que dans l'indifférence pour la fortune.[...] l'homme heureux est celui qui, grâce à la raison, ne désire et ne craint rien."

"L'homme heureux est donc celui qui a un jugement droit, qui se contente du présent, quel qu'il soit, et qui aime ce qu'il a ; celui auquel la raison rend agréable toute situation de fortune."

"Il faut conserver avec soin les avantages du corps, comme des présents faits pour un jour et prêts à fuir."

"Les plaisirs du sage sont calmes, modestes et presque languissants [...] Ils viennent sans être appelés."

"Si les richesses m'échappent, elles ne m'ôtent rien qu'elles-mêmes ; si elles vous abandonnent, vous êtes frappé de stupeur et comme enlevé à vous-même ; chez moi les richesses ont une place ; chez vous elles occupent la première ; enfin elles m'appartiennent, tandis que vous leur appartenez."

Ca vous parle?

Sénèque (4 av.JC-65)

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 15:33
Je ne peux que vous encourager à lire deux livres sur Van Gogh afin de connaître et comprendre l'homme et son oeuvre :

Sur sa vie et son oeuvre aux éditions Gallimard, collection Découvertes


Sa correspondance avec son frère Théo chez Gallimard, collection l'Imaginaire.

En voici un extrait :

"Paris, été 1887 Je me sens triste de ce que même en cas de succès, la peinture ne rapportera pas ce qu’elle coûte. J’ai été touché de ce que tu écris de la maison : On se porte assez bien, mais c’est triste de les voir. Il y a une douzaine d’années pourtant on aurait juré que quand même la maison prospérerait toujours et que cela marcherait. Cela ferait bien plaisir à la mère si ton mariage réussit et pour ta santé et tes affaires, il faudrait pourtant ne pas rester seul. Moi - je me sens passer l’envie de mariage et d’enfants - et à des moments je suis assez mélancolique d’être comme ça à trente-cinq ans lorsque je devrais me sentir tout autrement. Et j’en veux quelquefois à cette sale peinture. C’est Richepin qui a dit quelque part : L’amour de l’art fait perdre l’amour vrai Je trouve cela terriblement juste, mais à l’encontre de cela, l’amour vrai dégoûte de l’art. Et il m’arrive de me sentir déjà vieux et brisé et pourtant encore amoureux assez pour ne pas être enthousiaste pour la peinture. Pour réussir, il faut de l’ambition, et l’ambition me semble absurde. Il en résultera je ne sais quoi, je voudrais surtout t’être moins à charge - et cela n’est pas impossible dorénavant - car j’espère faire du progrès de façon à ce que tu puisses hardiment montrer ce que je fais sans te compromettre. (...)"

On peut aussi bien sûr feuilleter un des nombreux livres de reproduction de ses tableaux.





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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 10:03

"Au village de Rocreuse, en 1870, tout le monde se réjouit : c'est l'été et Françoise, la fille du père Merlier, va épouser Dominique. Mais la France vient de déclarer la guerre à l'Allemagne. Obligés de reculer devant l'avancée de l'ennemi, des soldats français se retranchent dans le moulin du père Merlier, puis se sauvent. Voilà le moulin, le père Merlier, Françoise et Dominique aux mains des Prussiens... L'espoir renaît lorsqu'un détachement français arrive pour libérer le village. Mais tout ne se passe pas comme prévu..."

Ce petit livre m'a fait un grand effet. J'aimais déjà beaucoup la fresque des Rougon-Macquart et je suis tombée par hasard sur "l'attaque du moulin". C'est un vrai petit bijou à découvrir absolument, l'histoire est racontée de façon très intense.


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